Lire en ligne

Affichage des articles dont le libellé est fin. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est fin. Afficher tous les articles

vendredi 17 décembre 2021

la grande Affaire

 

vers 19h la Grande Affaire

ne fut jamais le sens

la Grande Affaire

est de nourrir l’intervalle

délestés de la multiple foi

en Grande Naïveté vivre et savourer

la fin l’issue la mort la naissance

vers la fin

et cætera

et Grande Naïveté n’est pas Ignorance

Grande Naïveté serait la fleur lucide

la yin-yang conscience du présent

éternisé de tout instant




17 juin 2021

© anne jullien

jeudi 3 janvier 2019

novembre-décembre 2018

(morceaux)


Et la vie jolie
sous les pattes des chiens
fulgure les colibris

les feuilles feuilles de l’automne
flammes d’un feu
jaunes au bout des branches
oranges flammèches ou triangles
explosent rousses et de joie
la lumière à l’intérieur des feuilles de l’automne
malgré le plomb des nuages d’orage et l’orage de plomb malgré les nuages

fulgure les colibris

****

Nous ne savons pas de quoi nous sommes causes


tu m’apprends la bonté manifeste et le geste juste


j’ai peur de ne plus


un nid de frelons asiatiques pendu aux branches d’un arbre


la poésie s’est détachée de moi
je ne sais pas encore si allégée ou blessée je suis


en douceur
avec audace
entrer dans la pauvreté de l’âme


était-ce elle
touchée par la grâce du soir et le soleil
la génisse pie noire qui étincelle ?


c’est bizarre la ville la nuit sous lit de pluie
noyée de lumières artificielles et d’objets artefacts gens et bruits
c’est bizarre l’étrangeté et comme déjà tu me manques
la danse heureusement me place



mercredi 1 novembre 2017

une fin

nous sommes

les prochains dinosaures
la prochaine Carthage
les prochains bouddhas de Bamiyan
les prochains ours blancs
insectes

nous sommes

les prochaines abeilles
les prochains coraux les prochaines herbes
les prochains Fukushima
les prochains rivages
les prochaines marées noires
insectes

nous sommes
à l’aube de la nuit

nous
sommes


23-24 octobre 2017

lundi 24 avril 2017

apnée

plus de sang
plus de sang froid
plus de sang chaud
plus de cœur
plus d'estomac
plus de cœur
plus de grands singes
plus de miel

sous la vague
plus de grands sages
des pots de fiel
des chocs à l'estomac
dégoûts des goûts
accroupis sur des peurs
un épouvantail contre la pensée
un chiffon rouge masque les reptiles

plus le cœur
plus le cœur
corps et âmes sens dessous dessus
inversion des marées
la guerre à l'intérieur
l'heure des choix de la fin des césures

plus de grands singes
plus de miel

24 avril 2017

mercredi 7 octobre 2015

nature morte

 
Mon père comme le plein monde est à la fin des choses -

Les chasseurs ont tiré, la biche morte jetée sur la table -

Rien ne renaît d'une dépouille ni le sang natal ni la biche ni le frère - 
 
Seule la mer poursuit son circulaire voyage





14/08/2015


dimanche 26 avril 2015

je tombe

Ayant vécu à l'envers
le début à la fin
l'esprit en place du corps
le vieil âge à la place d'enfance

je tombe voletante de l'arbre

désapprenant ce qu'il faut connaître
sur sa couche de mort
je tombe voletante de l'arbre
sur les branches duquel
je connus tout cela avant que naître

les dieux les au-delà
les mystiques matières
l'espace qui nous fait
et le silence qui nous fuit
cela que je connus avant que naître
depuis le premier cri
retombent en pleurs sur la terre

les mots et les lèvres
des poètes et des dieux
les univers d'étoiles et de quartz
que nous partageons corps et âmes
que l'amour est l'ultime
que les sexes sont l'unique
et que les mots font mourir
cela que je connus avant que naître
retombe en larmes sur la terre

Ayant vécu à l'envers
le début à la fin
l'esprit en place du corps
le vieil âge à la place d'enfance

je tombe voletante de l'arbre

et d'année en année
feuille d'automne au doux dessin
j'ai pris terre et j'ai pris forme
désapprenant l'essence
pour vivre parmi nous
apprenant la cadence
apprenant les mensonges
troquant le suave pour une pièce d'arts
gagnant des yeux
qui me rendent aveugle
ainsi des autres sens
qui m'égarent et me détachent
cherchent à tâtons
ce qu'ils savaient d'avance

désormais quand j'aime
c'est avec des regrets des attentes mauvaises
les mers sont lugubres
et la science fuyante
tombée parmi les hommes
moi qui n'étais qu'âmecorps
ayant vécu à l'envers
je désapprends la joie
et me heurte aux frontières
mourir me terrifie moi qui viens de la mort
je me pends aux racines
par crainte des envols
et la vie qui s'épuise devient lourde
au lieu de se faire inouïe et légère

Ayant vécu à l'envers
le début à la fin
l'esprit en place du corps
le vieil âge à la place d'enfance

je tombe voletante de l'arbre
à la cime duquel à la fin de mes âges
je voulais m'élever

ainsi je finis finissante plus pauvre et plus amère
qu'avant que de naître
tombée à terre
en ce monde qui déchiquète
et dans les corps qui désespèrent
ayant vécu à l'envers
le début à la fin
alors comprenant l'écarlate illusion
de cela que je connus avant de naître
prenant la cime de l'arbre pour une vérité
dont je tombais sans fin

mais la chute était première
le début à la fin



24-26 avril 2015