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mercredi 5 septembre 2018

faux

Il y a des faux amants
des faux amis des lointaines
des écœurants des oubliées

il y a des utopiques des blessants
des véridiques et blessées
des chevaliers triste figure et triste sire

toiles d’araignées si beaux dentelés
délicatesses et silences et sans fils
il y a des pavots coquelicots et fleurs légères

des danseurs violoncelles et paroles
armés aventuriers pleins d’étincelles
absents-absents tant attendus

ficelle au cœur
il y a
qu’à soi-même nul n’est d’aucun secours


au fond de la mer les galets



22-26 août

mercredi 5 avril 2017

amours de loin


il n'y a plus de poésie

il n'y a plus de poésie

il n'y a plus de peau ici





ami de loin d’où venais-tu

pour la chanson et pour ma peine

ami de loin déjà perdu

ta voix rêvée longe la Seine




ainsi je chante

pour le bel et bien mort


le bel et bien mort

pour lui je chante




mars 2017

jeudi 9 mars 2017

chanson

il y a des moutons sur la mer
et des moutons dans mon cœur

des fleurs sur les pommiers, des fleurs
et des hommes élégants au doux regard

des vagues turbulentes dans le port
ailes sous le vent à la vie à la mort

des moutons sur la mer
et des hommes
aux doux regards
à la vie à la mort





28 février – 09 mars



dimanche 23 octobre 2016

Chanson triste

au loin la mer
et la vie morte
le cœur s'arrête
passe la porte
l'amour à vif
rouille l'automne
plus rien ne donne
les soleils coulent
et les mensonges
que l'on se dit
ont la vie dure
au creux des lits
au loin la mer
au loin la vie
le cœur s'emballe
et c'est fini
les mains qui sauvent
et les paroles
c'est pour nous pauvres
rêveurs et drôles
au loin la mer
au loin la vie
brassée de larmes
et de sourires
tout ça pour rire
ou en finir



23 octobre 2016

vendredi 4 décembre 2015

chanson chanson de la ligne de car


Les enfants perdus s'ils parlent parlent de cul
de chattes et de pipe sans rené magritte
si ceci n'est pas une pipe c'est du cul
quand même ah ah dis quand même c'est une bite

ça vaut mieux qu'd'avoir un troisième œil

Les enfants perdus s'ils parlent parlent de cul
à fond de car ligne 16.62
préfèreraient le 69 deux à deux
j'te parle tu vois mon doigt tu vois le veux-tu ?

ça vaut mieux qu'd'avoir un troisième œil

après le virage que c'est beau oh la mer
c'est moi qui pense les yeux collés à la lumière
eux vautrés à dix ans s'écrient putaintamère !
J' sais où t'habit' sal'put'
t'es bonne à la turlute

ça vaut mieux qu'd'avoir un troisième œil

Aux arrêts de nuit sale où le car les débite
aux matins froids de nuit à l'ombre des capuches
les enfants perdus parlent encore de bites
ils confondent les cœurs et cela qu'ils paluchent


ça vaut mieux qu'd'avoir un troisième œil
ça vaut mieux qu'd'avoir un troisième œil !



19/09/2015

dimanche 26 avril 2015

je tombe

Ayant vécu à l'envers
le début à la fin
l'esprit en place du corps
le vieil âge à la place d'enfance

je tombe voletante de l'arbre

désapprenant ce qu'il faut connaître
sur sa couche de mort
je tombe voletante de l'arbre
sur les branches duquel
je connus tout cela avant que naître

les dieux les au-delà
les mystiques matières
l'espace qui nous fait
et le silence qui nous fuit
cela que je connus avant que naître
depuis le premier cri
retombent en pleurs sur la terre

les mots et les lèvres
des poètes et des dieux
les univers d'étoiles et de quartz
que nous partageons corps et âmes
que l'amour est l'ultime
que les sexes sont l'unique
et que les mots font mourir
cela que je connus avant que naître
retombe en larmes sur la terre

Ayant vécu à l'envers
le début à la fin
l'esprit en place du corps
le vieil âge à la place d'enfance

je tombe voletante de l'arbre

et d'année en année
feuille d'automne au doux dessin
j'ai pris terre et j'ai pris forme
désapprenant l'essence
pour vivre parmi nous
apprenant la cadence
apprenant les mensonges
troquant le suave pour une pièce d'arts
gagnant des yeux
qui me rendent aveugle
ainsi des autres sens
qui m'égarent et me détachent
cherchent à tâtons
ce qu'ils savaient d'avance

désormais quand j'aime
c'est avec des regrets des attentes mauvaises
les mers sont lugubres
et la science fuyante
tombée parmi les hommes
moi qui n'étais qu'âmecorps
ayant vécu à l'envers
je désapprends la joie
et me heurte aux frontières
mourir me terrifie moi qui viens de la mort
je me pends aux racines
par crainte des envols
et la vie qui s'épuise devient lourde
au lieu de se faire inouïe et légère

Ayant vécu à l'envers
le début à la fin
l'esprit en place du corps
le vieil âge à la place d'enfance

je tombe voletante de l'arbre
à la cime duquel à la fin de mes âges
je voulais m'élever

ainsi je finis finissante plus pauvre et plus amère
qu'avant que de naître
tombée à terre
en ce monde qui déchiquète
et dans les corps qui désespèrent
ayant vécu à l'envers
le début à la fin
alors comprenant l'écarlate illusion
de cela que je connus avant de naître
prenant la cime de l'arbre pour une vérité
dont je tombais sans fin

mais la chute était première
le début à la fin



24-26 avril 2015

vendredi 10 avril 2015

Tournevire



à pieds sur les chemins
en sabots en souliers
de ville ou d'organdi
le choix est de danser
en passant là ou par ici
laquelle ou qui embrasser
et pour quels lendemains
amants et cœurs à lier

les amants s'aiment où qu'ils voyagent
en passant là ou par ici
les trajectoires et les bagages
ont peu de poids on les oublie

l'un choisit une carriole
elle un avion une fusée
avec du sel et de la chance
ne pourront que s'effleurer
à peine à peine ils batifolent
que s'écartent leurs trajectoires
à peine s'ébauche leur romance
qu'ils tombent dans le soir

les amants s'aiment où qu'ils voyagent
en passant là ou par ici
les trajectoires et les bagages
ont peu de poids on les oublie

Les amants s'aiment où qu'ils voyagent
en passant là ou par ici

Les amants s'aiment où qu'ils voyagent

 
3-9 avril 2015

lundi 23 mars 2015

les dimanches où tu t'ennuies

les dimanches douloureux
penchent le cou vers les vertiges
les autres gens te dis-je
me semblent tous bien plus heureux

les autres gens ma belle
te semblent tous bien plus heureux
et moi je te rappelle
les joies que nous eûmes tous deux

tu me berces et m'hypnotise
les joies que nous eûmes tous deux
à marée basse s'enlisent
on en voit les rides et les creux

ta cidatelle ne veux-tu pas fuir ?
on en voit les rides et les creux
laisse ton mal et ce long jour pâlir
regarde-moi au fond des yeux

au fond de tes yeux bleus
les dimanches où tu t'ennuies
je tombe tombe mon ami
j'oublie nos jours heureux

tu me veux valeureux
les dimanches où tu t'ennuies
tu veux qu'un phare éclaire notre nuit
je ne suis qu'un amoureux

les dimanches malchanceux
il fait froid le ciel est gris
l'amour et les corps sont paresseux
vienne l'autre jour vienne vienne le lundi


lalala lalala
lalala lalala
lalala lalala
lalala
lalala

le 22 mars 2015